Pauses épicuriennes

Culottées 2 – Pénélope Bagieu

davSonita, rappeuse afghane et exilée militante ; Thérèse, bienfaitrice des mamies parisiennes ; Nellie, journaliste d’investigation au XIXe siècle ; Cheryl, athlète marathonienne ; Phulan, reine des bandits et figure des opprimés en Inde…

Les Culottées ont fait voler en éclat les préjugés.

Quinze nouveaux portraits drôles et sensibles de femmes contemporaines qui ont inventé leur destin.

Mon avis

Il me tardait tellement de découvrir les culottées. A chaque tour à la bibliothèque, je guettais leurs disponibilités. Aujourd’hui, j’ai découvert le second tome et je n’ai qu’une hâte : lire les autres.

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Je suis une grande fan du travail de Pénélope Bagieu: je l’ai d’abord découverte sur son blog, dans lequel elle parlait de son quotidien avec dérision et humour. Déjà son trait m’avait conquise. J’ai ensuite dévoré sa saga Joséphine, puis Page blanche et Cadavre exquis sans bouder mon plaisir.

Tout le monde devrait lire Les culottées: hommes, femmes, jeunes, moins jeunes…

Pénélope Bagieu illustre des portraits de femmes qui, de par leur courage, leur force, leurs compétences, ont marqué notre monde.  J’ai découvert avec effroi la vie de Phulan Devi, la passion pour la vulcanologie de Katia Krafft, Sonita, opprimée et qui a trouvé sa voie/voix dans le rap…

Chaque biographie est très bien documentée. Ce qui m’a plu également, c’est que Pénélope Bagieu ne se contente pas de raconter la vie de ses femmes: elle s’engage avec véhémence, sans exhubérance, pour la cause des femmes du monde et pour leurs droits.

Ce sont des BD pleine d’intelligence et qui m’inspirent fortement, en tant que femme et citoyenne du monde.  Foncez !signature blog

Pauses épicuriennes

Partition amoureuse – Tatiana DE ROSNAY

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« Quatre hommes, quatre notes.

Toi un do, première note de la gamme comme alpha est la première lettre de l’alphabet.

Manuel est un sol aux accents inquiétants, la dominante de la gamme de do.

Pierre est un long ré tourmenté.

Hadrien ne serait-il pas mon la, note de référence, celle dont un chef a besoin pour diriger un orchestre, celle qu’il me faut désormais pour apprendre à diriger ma vie ? »

T. R.

Margaux, célèbre chef d’orchestre, décide, à l’approche de ses 40 ans, d’inviter à dîner les hommes qui ont le plus compté pour elle. C’est l’occasion d’un bilan, le moment d’assumer les échecs du passé afin de mieux savourer ses bonheurs présents.  Avec lucidité, Margaux dresse l’inventaire de sa vie amoureuse, comme elle le ferait sur une partition, chacun de ses amants apportant sa cadence.

Mon avis

Lorsque j’ai commencé à lire ce roman, j’ai  trouvé l’idée d’organiser un dîner avec ses ex aussi farfelue que plaisante.

Margaux décide d’écrire une lettre au premier homme qu’elle a aimé, Max, afin de lui parler des hommes qui ont le plus comptés dans sa vie mais aussi pour nous préparer à ce dîner qu’elle compte organiser. Dans cette lettre, elle nous dépeint le caractère de chacun. Avec l’un, ce sont les premières fois d’une jeune adolescente, avec un autre, la passion et l’interdit, avec l’autre le mariage, la maternité…puis le présent.

Margaux est chef d’orchestre et je dois avouer avoir été perdue par toutes les références musicales évoquées dans ce roman. Je trouve cela judicieux car la musique prend une place prépondérante dans la vie de Margaux, d’où je pense, l’importance de la musique dans cette histoire mais je dois avouer avoir, parfois, perdu le fil.

Je suis vraiment rentrée dans l’histoire, à un peu plus de la moitié du roman. J’ai aimé découvrir le quotidien de Margaux et son nouveau rôle de maman. Les passages liés à la maternité sont très attendrissants et la musique semble prendre moins de place dans la vie de Margaux car les références s’effacent doucement et j’avoue mieux apprécier ma lecture.
Le personnage d’Hadrien vient également mettre du piment dans cette histoire et le passé laisse place à un présent qui semble plus doux.

La fin du roman m’a plu et m’a réconforté même si je m’attendais à quelques pages supplémentaires.

J’ai donc passé un bon moment, avoue avoir attendu autre chose de cette histoire mais la plume de Tatiana DE ROSNAY me tient toujours en haleine et je lui reste fidèle.

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7 jours pour tout se dire – Florence CLERFEUILLE

Comment faire le deuil de sa propre existence en une semaine ?
Frédérique, 49 ans, apprend par son médecin qu’il ne lui reste que quelques jours à vivre. Son mari est en déplacement à l’autre bout de la France. Ses deux enfants aussi sont loin d’elle. Il lui faut donc affronter seule ce bouleversement. Et tenter de rester debout.
Mais comment peut-elle faire face à la colère ? Au désespoir ? Avoir la force de prévenir ceux qu’elle aime ?
Un inconnu va l’y aider.
7 jours pour tout se dire est une fiction, véritable hymne à la vie, à l’amour et aux valeurs qu’on laisse en héritage.

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Mon avis

Florence CLERFEUILLE est une auteure que je lis depuis plusieurs années maintenant. Lorsque je tenais le blog de lecture Nuages de Mots avec mon amie Elsa, elle nous avait fait le plaisir de nous offrir notre premier partenariat. Nous avions tour à tour découvert ses ouvrages, qui à chaque fois, nous emballaient à fond.

C’est donc avec une grande joie que j’ai découvert son petit dernier, surtout que de nouveau, elle m’offre mon premier service presse.

7 jours à vivre: voici le diagnostic implacable que donne le médecin à Frédérique. Cette nouvelle écrase le coeur de cette épouse et mère de 2 enfants, qui décide dans un premier temps, de prendre du temps seule pour accuser le coup et se préparer à l’annonce à ses proches.

Nous assistons à ces premières réactions : la colère, l’injustice, le désespoir qui s’emparent d’elle nous bouscule sévèrement et en découle tout une suite de questions: comment aurai-je réagi? Aurai-je fui aussi ou aurai-je couru dans les bras de mes proches pour y retrouver du réconfort?

Frédérique rencontre Franck, avec qui elle passera les 2 premiers jours et auprès de qui elle puisera toute la force qui lui sera nécessaire pour affronter sa famille.

La suite du roman est consacrée aux 5 derniers jours de Frédérique: cette partie est bouleversante. 5 jours, c’est si peu pour se dire au revoir et profiter des choses que l’on aime une toute dernière fois. Plus les pages avancent et plus notre poitrine se serre.

Florence Clerfeuille nous propose un roman bien différent de ce qu’elle nous propose d’habitude. Ici, elle aborde la fin de vie avec beaucoup de sensibilité et de justesse. Ce roman est une véritable leçon de vie et nous rappelle à quel point il est urgent de vivre.

Merci, Florence, pour cette piqure de rappel plus que nécessaire, à nous, gens pressés.

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Pauses épicuriennes

Quand la nuit devient jour – Sophie JOMAIN

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« On m’a demandé un jour de définir ma douleur. Je sais dire ce que je ressens lorsque je m’enfonce une épine dans le pied, décrire l’échauffement d’une brûlure, parler des nœuds dans mon estomac quand j’ai trop mangé, de l’élancement lancinant d’une carie, mais je suis incapable d’expliquer ce qui me ronge de l’intérieur et qui me fait mal au-delà de toute souffrance que je connais déjà.

La dépression. Ma faiblesse.

Le combat que je mène contre moi-même est sans fin, et personne n’est en mesure de m’aider. Dieu, la science, la médecine, même l’amour des miens a échoué. Ils m’ont perdue. Sans doute depuis le début.

J’ai vingt-neuf ans, je m’appelle Camille, je suis franco-belge, et je vais mourir dans trois mois.

Le 6 avril 2016. Par euthanasie volontaire assistée. »

 

Mon avis

J’avais beaucoup entendu parler de ce roman sur la blogosphère. Alors quand j’ai eu l’occasion de le découvrir à mon tour, je n’ai pas trop tardé. Je voulais me faire ma propre opinion car les avis, bien entendu, étaient tranchés.

Le personnage de Camille est énigmatique: en effet, nous sommes face à une jeune femme plus déterminée que jamais à mettre fin à ses jours, malgré le chagrin incommensurable que cette décision cause à ses parents et malgré des rencontres imprévues qui pourraient l’aider à changer son destin. Cette détermination force l’admiration, que l’on soit pour ou contre. Malgré toute la fragilité qui émane d’elle, cette volonté prend le dessus sur tout et nous surprend par sa puissance.
La dépression est un mal qui ronge de l’intérieur et il est difficile d’imaginer à quel point cela peut dérégler la vie d’un être. Toutefois, Sophie Jomain semble l’aborder avec tant de justesse que l’on finit par comprendre les intentions de Camille, sans la juger. Encore une fois, que l’on soit pour ou contre l’euthanasie.

Le chagrin des parents de Camille est insoutenable et étant moi-même maman, il est extrêmement difficile d’imaginer voir son enfant partir avant soi. J’ai été très émue par le chagrin pudique de la maman, abordé par Sophie Jomain.

La fin de l’ouvrage est inattendue et déconcertante. Je n’ai pas trop su quoi en penser: si jamais vous l’avez lu également, n’hésitez pas à me faire part en commentaires ou en privé si vous avez peur de spoiler de futurs lecteurs potentiels, de votre ressenti. Je suis restée bloquée, livre en main, je m’attendais à tout sauf à ça!

L’écriture de l’auteure, malgré le thème difficile, reste fluide et sans lourdeur: la lecture est hypnotique car l’on a envie de savoir si Camille va aller, ou non, au bout de son projet.

Je pense que, pour ce roman, il faut réellement se faire son propre avis car cela touche aussi à quelque chose de très personnel, à savoir le contrôle de sa vie ou de sa mort et cela, automatiquement, pousse à la réflexion et rend cette lecture très intéressante, au delà de la fiction.

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Non, non et non ! – Mireille d’Allancé

Aujourd’hui, c’est la rentrée des classes et Maman accompagne Octave pour son premier jour. Mais aujourd’hui, allez savoir pourquoi, Octave dit NON ! NON à tout et à tout le monde : à Maman, à la maîtresse, à Jeanine et Raoul qui veulent jouer avec lui.

NON, NON et NON !

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Mon avis

C’est la rentrée des classes et Octave est très impressionnée par ce nouvel élément dans lequel il plonge. Alors, il dit non à tout : non à sa maman lui demandant un bisou, non à la maîtresse qui souhaite lui présenter sa classe, non à Jeannine la souris pour jouer au puzzle…

Mais c’est sans compter l’espiéglerie de certains de ses nouveaux copains de classe, qui vont tout faire pour lui donner le sourire…

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A la maison, nous aimons beaucoup Octave. Mon petit garçon qui a deux ans est en pleine phase du « Non ». Alors ce petit livre de quelques pages permet d’ouvrir le dialogue tout en s’amusant.Il n’y a pas de morale dans cette histoire : ici, il s’agit simplement d’interpréter les différents « Non » d’Octave qui indique tour à tour angoisse, timidité, ou encore malice.

Les livres de la maison d’édition  » L’école des loisirs » sont indéniablement mes préférés, pour la douceur de leurs histoires, leur pédagogie et leurs personnages tendres.  Elle est riche d’aventures, que nous avons hâte de continuer à découvrir!

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Le bonheur aurait-il des nageoires? – Sophie DABAT

Marquée par un deuil, Blanche lutte chaque jour pour échapper à la mélancolie qui l’habite, sans succès. Jusqu’au moment où, émerveillée, elle découvre le monde des sirènes professionnelles. Plus qu’une passion, cela devient une obsession et elle décide de se lancer.
Première étape : confectionner son costume…
Quelles épreuves devra-t-elle surmonter pour accomplir son rêve ?

Inspirée par le phénomène du « mermaiding » qui connaît un immense succès dans le monde, Sophie Dabat nous offre aujourd’hui un roman léger dans lequel son héroïne plonge pour retrouver son souffle… et le bonheur.

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Mon avis

Tout d’abord, je remercie les éditions Pygmalion ainsi que Babelio, de m’avoir permis de découvrir ce livre, grâce à la dernière masse critique.

Nous rencontrons Blanche, jeune femme en couple avec Jules et institutrice. Le couple vit dans un petit appartement avec le chien de Blanche, Cookie, qui est le fidèle compagnon de celle-ci depuis 15 ans.  Lorsque celui-ci meurt de vieillesse dans ses bras, le quotidien de Blanche s’étiole. Sombrant dans une déprime totale, plus rien n’a de couleurs, ni de sens. Ses deux meilleures amies décident alors de l’embarquer en vacances à la Réunion pour la dépayser et surtout lui redonner goût à la vie. Là-bas, elle découvre un monde qu’elle ignorait jusqu’alors: celui du mermaiding.

Prise de passion, elle décide à son retour, de créer sa propre queue de sirène et de se lancer elle aussi dans cet univers, elle qui aime déjà tant nager.  Nous allons la suivre dans cette aventure.

Autant le dire de suite : je ne suis pas parvenue à m’attacher à Blanche. Trop excessive, trop égoiste, avec une forte tendance à la dépression, je n’ai pas pu ressentir de compassion pour elle, lors des moments compliqués qu’elle traverse. Même si on la sent évoluer au cours du roman et se remettre en question, je n’ai pas compris certaines de ses atittudes et certains de ses choix.  Je n’ai pas adhéré non plus à son couple avec Jules : je ne les ai pas trouvé crédibles. Compliqué quand une grosse partie du roman leur est dédiée.

Dans l’ensemble, ce roman se lit facilement, la fluidité de la plume de l’auteure aidant.  Les seuls longueurs que j’ai pu éprouvées sont celles concernant les soirées dédiées à la conception de la queue de sirène. J’ai parfois eu l’impression de lire un mode opératoire.Toutefois ces détails ajoutent de la connaissance sur cet univers méconnu et apportent de la véracité à l’histoire.

Dans l’ensemble, cette lecture est plaisante et idéale entre deux romans plus sombres ou plus dramatiques.  J’ai apprécié découvrir l’univers des sirènes professionnelles qui m’était inconnu. Je ne peux malheureusement pas dire que je garderai les personnages dans mon coeur quelques temps après cette lecture mais si vous souhaitez passer un moment léger, je vous le conseille!

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Une vie plus belle que mes rêves – Marilyse TRECOURT

 

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Lorsque Louise perd son emploi, elle ne peut compter ni sur le soutien de son compagnon, ni sur ses parents et encore moins sur son chat qui empeste la crevette.
Sa confiance en elle, déjà fragile, s’étiole un peu plus.
Seule son amie Claire se réjouit de cette opportunité qui devrait lui permettre de trouver enfin sa voie. Louise se laisse convaincre et décide alors de partir à la recherche de tout ce qui pourrait contribuer à son épanouissement.

Sa quête prend une tournure inattendue le jour où elle découvre en se réveillant un étrange tableau posé sur la table de sa cuisine. Elle ignore qui l’a déposé là, pour quelles raisons, ni même ce qu’il représente.
Elle ignore aussi que ce tableau va la confronter à tout ce qui la terrifie : plonger dans l’inconnu, affronter sa famille et son passé, bouleverser sa vie et révéler celle qu’elle est réellement.

Osera-t-elle se créer une vie plus belle que ses rêves ?

Mon avis

J’ai reçu ce livre pour mon anniversaire en début de mois. Je ne connaissais absolument pas son auteur, cela a donc été de la pure découverte car je ne me serai pas forcément orientée vers lui.  Je sais que la tendance est au livre de développement personnel romancé et je n’adhère pas trop à ce concept. J’ai pourtant lu  » Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une » car il y a eu un tel engouement autour de ce livre, je me suis dis que je ratais peut-être quelque chose en ne le lisant pas.

Finalement, je n’avais pas du tout accrochée, c’était à mon sens, bourré de clichés et tout était bien trop beau, bien trop rose, pour que j’accroche.

J’étais donc pleine d’a priori lorsque j’ai commencé cette lecture.

Celle-ci est coupée en deux parties: tout d’abord, nous rencontrons puis suivons le quotidien de Louise, jeune femme qui se retrouve à un croisement de sa vie et qui va devoir faire des choix qui seront déterminants pour son futur. Puis, nous suivons une histoire d’amour dont les personnages sont Raphaël et Marie, deux adolescents qui ont tout à construire.

J’ai été complètement happée par ce roman. Dès que je l’ai commencé, je n’avais qu’une hâte, me replonger dedans le soir. Je me suis profondément attachée au personnage de Louise: je me suis beaucoup retrouvée en elle. Il est très rare que je m’identifie à un personnage. C’est assez perturbant de lire des mots qui auraient pu être dits par soi, de découvrir des pensées et une histoire qui auraient pu être les miennes.  Elle m’a donc beaucoup émue et je l’ai trouvé très forte malgré ce qu’elle pense d’elle-même parfois.

Claire est une petite bulle de champagne, piquante et pétillante, qui apporte le brin de folie qu’il fallait à ce roman. Raphaël est bienveillant et touchant de par son histoire et a su me prendre la main tout le long.

L’écriture de Marilyse Trécourt est fluide : son intrigue est addictive et m’a fait passé un très bon moment de lecture. A la fin du livre sont divulgués quelques conseils orientés coaching/développement personnel. En toute transparence, je ne les ai pas lu.

Finalement, au cours de ma lecture, je n’ai pas trouvé de conseils envahissants, de solutions miracles pour que je sois plus heureuse dans ma tête et dans mon corps: ouf !

Je vous conseille donc cette lecture, pour un bon moment de détente, sans prise de tête, et en compagnie d’une jeune femme formidable prénommée Louise !

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